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Le 22 novembre 2017à 20h au Centre Socio Culturel, l’îlot du moulin – 3d rue du moulin à Saverne sera projeté le film

« vivre dignement de sa terre ».

Le film se déroule au Sénégal et montre l’intérêt des techniques agro-écologiques pour répondre aux difficultés de l’agriculture familiale de ce pays.

Fanantenana-Espoir sera intervenant pour le débat sur le thème de l’agriculture des pays en voie de développement.

Madagascar, une île aussi grande que la France et le Benelux environ 590 000 km², dont la population frôle  25 000 000, cette île jadis surnommée l’île verte est maintenant appelée île rouge en cause la pauvreté, la déforestation, l’érosion et le changement climatique. Les techniques agro-écologiques sont les bienvenues.

Fanantenana-Espoir travaille sur les hauts plateaux en soutenant l’action des Frères de la Doctrine Chrétienne malgache.

Dans les domaines de l’éducation, l’enseignement, la formation.

- Au Nord de Fianarantsoa la vallée de la Vakoa,  où se trouve un centre agricole.

Madagascar est menacée, l’application des nouvelles techniques de l’agro-écologie serait un choix prometteur. Qu’est ce que l’agro-écologie ? Ce sont des techniques qui s’inspirent du fonctionnement des écosystèmes naturels et des formes traditionnelles d’agriculture. Les principes sont :

- recyclage de la matière organique dans un système fermé pour limiter la perte de nutriments des sols

- diversifier les espèces de végétaux qui sont liés par des relations de bénéfices mutuels

- réussir une forte productivité de la biomasse du milieu.

C’est ces nouvelles techniques qui sont enseignées par les Frères de la doctrine chrétienne malgaches au Centre agricole d’Albohimandroso de la vallée de la Vakoa,  notamment la culture du riz selon les méthodes promues par le Père Henry De LAULANIE et l’utilisation des cultures contre-saison comme l’artémesia, les haricots ou les patates douces.

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Les frères encouragent également l’agro-élevage qui repose sur la production de fourrage, la valorisation des produits de l’élevage comme les déjections et les plumes qui permettent de produire du fumier pour les cultures. Ils encouragent également l’agroforesterie qui consiste à associer des arbres aux cultures annuelles.

Il y a urgence,

Aujourd’hui les écosystèmes de Madagascar sont très fragilisés par la déforestation, il ne reste plus que 10% de forêts  sous forme de couloir le long des côtes et sur les hauts-plateaux, là où nous travaillons que quelques lambeaux de forêts claires, le reste est recouvert essentiellement de savanes, de brousses de broussailles et  le climat de sècheresse actuelle est des plus alarmant.

Transmettre ces techniques est très difficile car l’agriculture  malgache est encore et souvent caractérisée par des techniques de production traditionnelle et rudimentaire, rendez- vous compte 70% des paysans vivent sous le seuil de pauvreté, le paysan pratique l’agriculture d’autosubsistance et malgré l’interdiction de l’abattis brûlis « tavy » technique toujours pratiquée (sauf dans la vallée de la Vakoa) car le paysan  veut augmenter la superficie de travail pour faire vivre une famille souvent nombreuse .  L’augmentation de la pression démographique conjuguée à ces pratiques inadaptées à la fragilité du sol (latérite) entraine la dégradation considérable des sols. L’absence de politique agricole  sérieuse depuis des  décennies n’améliore pas la situation.