23627350_1359189434193295_105252923_o

Nous sommes au mois de Novembre. Un phénomène extraordinaire se trouve dans des différentes régions de Madagascar, notamment dans la région de haute terre. Pendant cette année, il n’y a pas de pluie à Fianarantsoa et aux alentours de la région du Betsileo.

La sécheresse règne. Les cultivateurs, les paysans rencontrent des difficultés.

23627452_1359189440859961_1760014655_o

Nous prenons l’exemple de la vallée de Vakoa où l’Association Fanantenana mène une activité de développement rural depuis une dizaine d’années avec les Frères de la Doctrine Chrétienne.

La vallée devient sèche et aride sans eau, alors que avant c’était une vallée de riziculture. Actuellement, seule une plantation recouvre la rizière, c’est l’artimésia.

Depuis des mois,  différentes régions  de Madagascar souffrent d’une grande sécheresse. La région vit dans l’insécurité alimentaire.

23634412_1359189457526626_521190719_o

 

Les épisodes de sécheresse augmentent dans  diverses régions les plus reculées de Madagascar. On peut dire que la Grande Ile, comme tous les autres pays de l’Afrique australe est entrain de subir le phénomène climatique El Nino. C’est une zone structurellement aride qui ne reçoit qu’en moyenne 500 mm de pluie par an.

La crise nutritionnelle persiste donc et même une grande partie des habitants sont atteints de malnutrition chronique dans certains districts,  tel que celui d’Amboasary, au Sud de Madagascar.

Le dernier rapport de l’UNICEF sur la région du Grand Sud de Madagascar indique que 840 000 personnes sont toujours dans le besoin d’une assistance humanitaire, à part les 350 000 personnes aidé par l’organisation. C’était déjà au mois de Mai. Ce chiffre ne cesse d’augmenter , nous sommes Mi-novembre.

Les récoltes de maïs et de manioc, denrées de base dans la région, ont diminué de 60 à 80 % par rapport à l’année précédente. De maigres récoltes qui ne permettent pas de subvenir aux besoins de la population jusqu’à la prochaine moisson. « Les obstacles restent nombreux pour venir à bout de la crise alimentaire dans laquelle est plongée la population du Grand Sud ».

(Article adapté au texte de Alain GYRE, Publié le 21 mai 2017)