MADAGASCAR, je crois connaître ce pays puisque j’y étais déjà quatre fois, et pourtant il me fait chaque fois découvrir de nouvelles sensations car chaque coin a ses particularités.

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Je voudrais donc ne parler que de ce qui m’a le plus frappé. C’est le troisième jour à l’île Sainte Marie où j’ai traversé l’île d’ouest en est accompagné de deux courageux randonneurs.

Notre guide Raphaël nous a pris en charge à la sortie de l’hôtel et nous avons commencé notre balade sous un soleil de plomb. Je pensais errer sur des sentiers ombragés et surprise il n’y avait pratiquement pas de végétation assez dense pour me protéger du soleil.

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 C’est donc sous la chaleur accablante que j’ai sillonné l’île en découvrant des paysages magnifiques où s’alternaient les rizières, les girofliers, les manguiers, les arbres à litchis et les plantations de vanille.

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 Les gens que je rencontrais étaient très chaleureux et vu mon état de transpiration un léger sourire de leur part faisait croire qu’on pouvait lire leurs pensées que j’interprétais «   quelle idée peuvent avoir ces vazas de se promener sous une telle chaleur et transpirer de la sorte  ».

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Nous avons suivi notre chemin jusqu’au dernier et peut-être le seul village que nous avons pu rencontrer où séchaient les clous de girofles et un pêcheur qui réparait les filets de pêche. Donc un lieu calme sans stress où chacun vaquait à ses occupations .Sur la route de la seule auberge nous avons croisés des touristes sur des quads pétaradants qui faisaient vraiment tâche dans cet endroit si calme. Ces «  intrus  » ont tout de même reconnus que notre solution de venir à cet endroit à pieds était certainement plus agréable. Mais disaient -ils la vérité ?

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Nous nous sommes désaltérés et décidé de poursuivre notre chemin vers les mangroves et la mer tant qu’une pirogue était disponible vu que des touristes en 4X4, encore des «  intrus  », étaient annoncés. Notre estomac a tout de même exigé que nous commandions notre repas pour le déguster à notre retour, l’auberge était un passage obligé sur notre route.

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Notre piroguier nous attendait et nous avait réservé sa meilleure pirogue. Quels paysages surprenants dans ces mangroves où les racines des arbres s’entremêlent et où les lianes caressent gentiment ma tête. Le calme m’incitet à une somnolence qui était uniquement perturbée par le clapotis de l’eau et quelques cris d’oiseaux marins.

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A la sortie de ces canaux, un labyrinthe ombragé que seul le piroguier connaissait un immense bras de mer où les pêcheurs rentraient leurs filets nous attendait. A nouveau une petite plongée dans des canaux ombragés.

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 Je pensais faire un retour vers la terre ferme, mais quelle surprise, la mer, la mer toujours recommencée , récompense après un effort plein de transpiration qui engageait un long regard vers le calme.

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Un endroit paradisiaque où les cocotiers penchaient sur le sable blanc très fin. Je ne pouvais résister à la tentation de plonger dans l’eau chaude qui malgré cela m’a procuré un rafraîchissement bienvenue et je me suis prélassé longuement dans ces eaux limpides d’un bleu turquoise inoubliable et une plage sablonneuse où nous étions les seuls occupants.

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Malheureusement tout rêve prend une fin et notre guide nous a rappelé que le piroguier revenait avec son chargement de touristes des 4X4 et qu’il fallait revenir à la réalité pour faire le retour à l’auberge. A contre cœur j’étais bien obligé de me soumettre à cette dure réalité. Le passage dans les mangroves était toujours aussi enchanteur et les nouvelles découvertes étaient nombreuses dues à une luminosité différente de l’aller.

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A l’auberge nous avons dégusté des crevettes préparées par la cuisinière que nous avions déjà rencontrée et qui nous attendait avec un calme digne du «  mora mora  » malgache.

Toute bonne chose ayant une fin je me suis résigné à prendre le chemin du retour sous même canicule mais avec des rencontres différentes, j’ai croisé une multitude d’écoliers, certains en vélo qui souvent ne leur était pas d’une grande utilité vu l’état de la piste qui rentraient après une dure journée de travail avec tout de même le même sourire que les adultes du matin. Rien qu’à l’idée de savoir qu’ils devaient faire ces trajets quotidiennement me confortait dans l’idée qu’il faut être courageux pour aller à l’école contrairement à ceux que les parents emmènent, s’ils le pouvaient jusqu’à dans la classe en voiture, chez nous

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Cette impression était encore plus forte quand Raphaël m’ a informé qu’il était en repos jusqu’à dimanche soir et qu’il allait refaire le même chemin que nous venions de parcourir pour rentrer chez lui, il habitait le village où nous avions mangé.

Cette balade à durée quatre heures à l’aller et pareil pour le retour. Mais quels souvenirs fantastiques et je ne regrette pas et serais toujours prêt à la refaire si l’occasion s’en présentait.

Maurice 

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